Amérique arctique Arctique canadien
Le Nunavut, le passage du Nord-Ouest et la route de Tuktoyaktuk sur la mer de Beaufort : terres inuites, narvals et ours polaires sur un tiers du littoral arctique.

Deux sites sur la côte, quatre le long de la route, et les étendues sauvages de part et d’autre.
Une ville d’environ 4 500 habitants au bord de la mer des Tchouktches, siège du borough de North Slope et l’un des plus anciens lieux habités sans interruption d’Amérique du Nord. Sur la plage se dresse une arche faite des mâchoires d’une baleine boréale, flanquée de carcasses de bateaux de peau. L’Iñupiat Heritage Center explique la culture de la chasse à la baleine et abrite un atelier où des artistes sculptent le fanon et l’ivoire.
Nuvuk, une flèche de gravier basse à environ 15 km au nord-est de la ville, est le point le plus septentrional des États-Unis et le lieu où se rejoignent la mer des Tchouktches et la mer de Beaufort. La piste est faite de sable mou et de gravier, et des ours polaires y sont régulièrement présents, attirés par les restes de baleines : n’y allez qu’avec un guide local, dans un véhicule adapté.
Surnommée la Haul Road par les routiers, la Dalton commence à 135 km au nord de Fairbanks et court sur 666 km jusqu’à Deadhorse, doublée de bout en bout par l’oléoduc trans-Alaska. Elle est étroite, raide par endroits, en grande partie non goudronnée et partagée avec des poids lourds, avec des services en trois points seulement. C’est aussi l’une des grandes routes sauvages du monde.
Un panneau et une petite aire de pique-nique marquent le cercle polaire au mile 115. Coldfoot, 95 km plus loin, est un relais routier avec chambres, carburant et un beau centre d’accueil des visiteurs géré par les agences fédérales chargées des terres ; l’ancien village de chercheurs d’or de Wiseman est tout proche. En hiver, ce tronçon compte parmi les meilleurs endroits d’Alaska pour les aurores.
Au nord de Coldfoot, la route grimpe, passé le dernier épicéa, jusqu’au col d’Atigun, à 1 444 mètres le plus haut col routier d’Alaska et la ligne de partage des eaux entre les bassins du Pacifique et de l’Arctique. Des mouflons de Dall broutent sur les pentes. Au-delà, les montagnes s’effacent devant la toundra ouverte.
La route se termine à Deadhorse, un camp de travail fait de bâtiments préfabriqués, au service du plus grand champ pétrolier d’Amérique du Nord. Le rivage de la mer de Beaufort se trouve environ 13 km plus loin, à l’intérieur du champ sécurisé ; une navette touristique s’y rend en été pour les visiteurs qui ont réservé et obtenu à l’avance l’autorisation requise. Beaucoup s’offrent une baignade rapide et glacée.
À l’ouest de la route s’étend le parc national de Gates of the Arctic, à l’est l’Arctic National Wildlife Refuge — ensemble, un territoire plus vaste que bien des pays, sans routes ni sentiers. Des hardes de caribous migrent à travers l’un et l’autre. On y accède en avion de brousse depuis Coldfoot, Bettles ou Fairbanks, avec des prestataires expérimentés.
Amérique arctique Le Nunavut, le passage du Nord-Ouest et la route de Tuktoyaktuk sur la mer de Beaufort : terres inuites, narvals et ours polaires sur un tiers du littoral arctique.
Pôle et Russie 90° nord : un point sur une banquise à la dérive, au-dessus de quatre kilomètres d’océan, que l’on n’atteint qu’en brise-glace ou en avion à skis et en hélicoptère — le voyage le plus exclusif de l’Arctique.
Pôle et Russie La moitié du littoral de l’océan Arctique, de Mourmansk à l’île Wrangel — décrite ici pour comprendre, non à titre de recommandation : la plupart des gouvernements occidentaux déconseillent actuellement les voyages en Russie.
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